Je sais, le terme n’existe pas vraiment, mais il devrait

Je suis tombé il y a quelques jours (je sais, je n’ai pas noté ma source, et c’est mal) sur un article (en anglais – désolé pour mes lecteurs qui ne lisent pas la langue de Shakespeare) qui dissertait de la stigmatisation des familles nombreuses dans la société moderne.

Etrangement, à cette époque où l’on désire pouvoir avoir des enfants si l’on veut, comme l’on veut, le fait de décider d’en avoir plusieurs avec la même personne est considéré avec méfiance, voire carrément opprobre. J’ai pour ma part arrêté de compter les « Et vous comptez vous en arrêter là… » que j’ai entendu quand j’ai annoncé la naissance de notre quatrième (en plus, un garçon après trois filles, nous avons « tout ce que nous voulons ») ou celles qui ont émergé quand nous avons annoncé celle de notre deuxième, moins de deux ans après l’ainée (« ah oui, quand même, elles sont rapprochées… » Ben oui, banane, on sait compter nous aussi…).

Quand la question de la religion rentre également dans la discussion, arrivent généralement les sous-entendus sur la position de l’Eglise sur « le sujet ». Et c’est généralement là que j’ai envie d’exploser quelques têtes contre les tables. D’abord parce que notre choix d’avoir des enfants n’a été dicté que par notre envie d’en avoir (et pas par une quelconque obligation qui serait écrite quelque part dans une bulle, une encyclique ou même la Bible). Ensuite parce que j’ai toujours considéré qu’il était débile de suivre aveuglément les consignes de qui que ce soit, fût-ce le représentant de Dieu sur Terre (oui, j’aurais fait un très mauvais militaire), et que si je suis des règles édictées par l’Eglise, c’est qu’elles emportent mon adhésion (par exemple, si je suis opposé à l’avortement, c’est parce que je suis d’une part opposé au meurtre, et que je considère que l’embryon est une personne humaine dès sa conception – et que donc l’argument « mon corps m’appartient » me hérisse également, mais nous irions trop loin si je commençais à aller là dedans). Et enfin parce que je déteste être pris pour un con: contrairement à ce que certains semblent sous-entendre, je connais parfaitement les moyens de contrôle des naissances, et nous utilisons celui (ou ceux…) qui nous semble(nt) adapté(s) au temps et aux besoins.

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