Catholicisme et conséquences – Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent

En cette pré-rentrée (ouais, je suis encore les doigts de pieds en éventail malgré le temps quasi-automnal et le ciel gris qui perce à travers ma fenêtre), la tiwttosphère semble repartie sur les chapeaux de roue sur tout un tas de sujet, mais c’est la ressortie d’un thème que j’ai failli évoquer en ces colonnes qui me fait reprendre une plume sérieuse, entre quelques photos de vacances

Un ami (en compte privé, donc je pense qu’il ne m’en voudra pas si je ne fais pas un lien direct vers ses tweets) écrivait ce matin:

Quand on vous dit « c »est un peu difficile pour eux en ce moment, leur fils va être père sans être marié », que répondre à part « ah… j’espère qu’ils n’auront jamais de problèmes plus graves que celui-là dans leur vie hein ! ».

Et ça m’a rappelé la fureur noire de ma mère, lorsqu’elle a appris qu’un de mes cousins était en couple à l’occasion de l’annonce de la grossesse de sa chère et tendre (hors-mariage, donc). Fureur noire parce que leur couple était officiel depuis plusieurs mois (et le mariage d’un autre cousin, où ni eux ni nous n’étions), mais qu’il y avait eu rétention d’information et qu’elle n’avait pas été tenue au courant…

En fait, ça fait écho à une inquiétude profonde chez moi: est-ce que mon apparence « catho-bien-sous-tous-rapport » 1 bloque les gens? Est-ce qu’ils peuvent avoir peur de m’annoncer de bonnes nouvelles (ou pire, de mauvaises) de peur que je ne les juge?

D’abord (et contrairement à ce que pas mal de gens pensent – et, hélas, ce que pas mal de gens font), c’est pas mon taf de juger (c’est même un peu un précepte évangélique), que j’ai eu mon lot de questions existentielles et de choix de vie à faire, et que la solution n’a jamais été aussi lumineuse et évidente que certains semblent le croire 2.

D’autre part, ce n’est pas parce que j’ai une ligne de vie que je m’efforce de suivre (et dont je pense qu’elle n’est pas trop déconnante) que je pense que tout le monde devrait faire exactement les même choix que moi, penser la même chose et agir de la même façon. Et comme je suis un mec plutôt discret, je ne donne mon avis que si on me le demande expressément et avec tous les caveat nécessaires.

Et enfin, en ce qui concerne les bonnes et mauvaises nouvelles, je rappelle cet excellent autre principe énoncé par Saint Paul:

Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent

Et que donc ma porte est toujours ouverte pour arroser une bonne nouvelle (et me trouver très con devant une mauvaise nouvelle, parce que mon module empathie déconne un peu)

Notes:

  1. bon, ça c’est pour les gens qui ne me connaissent pas ou bien mal
  2. si la solution était lumineuse et évidente, on se prendrait bien moins la tête…