Adulte sans enfant

Le sujet d’indignation de la journée sur Twitter, c’est ce tweet:

Ca stupidité est évidente, mais les différentes critiques et parodies du message sur Twitter manquent à mon avis un point essentiel

Alors oui, on a argumenté sur le fait que les (meilleurs) Pixar étaient des oeuvres à plusieurs niveaux de lecture 1, que les thématiques traitées sont transgénérationnelles et qu’au pire, ce ne sont pas deux heures de film qui vont lobotomiser une génération (et je passe sur les références au Seigneur des Anneaux qui est tout sauf un livre pour enfants – même si des enfants peuvent le lire).

Mais l’auteur oublie quand même une catégorie de gens: les parents responsables qui sont allés voir le film pour le juger avant de le proposer à leur progéniture.

Parce que bon, en tant que parent, le fait que ce soit un film « pour enfants » n’en fait pas nécessairement un film pour mes enfants. Ou pas tout de suite. D’autant plus qu’il cible quand même la catégorie de public qui n’est pas encore en mesure de faire ses propres expériences cinématographiques (ça fait pour moi partie des premiers « moments de passages » de l’adolescence), et que, même si un critique (ou même l’unanimité des critiques) considère que le visionnage de ce film est adapté à l’enfant « moyen », il ne sait rien du développement psychologique ou émotionnel des miens.

Ou alors je suis le dernier parent à m’intéresser à la consommation de biens culturels de mes enfants (musique, films, livres), et à décider (pour le moment de façon unilatérale 2, en attendant qu’un dialogue puisse s’effectuer sérieusement avec eux) du choix qui leur est proposé?

Et comme tout finit en musique…

Notes:

  1. et je suis d’accord: la scène d’ouverture de Up! est selon moi pas loin d’être la plus belle histoire d’amour du cinéma
  2. enfin en accord avec les 50 autres pourcents de l’autorité parentale, bien évidemment

2 pensées sur “Adulte sans enfant”

  1. Tu n’es pas le dernier.
    Maintenant, soyons honnêtes, quand je verrai « Inside out » ce sera pour mon plaisir (parce que je pense que c’est trop complexe pour les miens pour le moment). 🙂

  2. C’est (quasiment) ce que j’ai fait pour The Lego Movie, que j’ai regardé pour mon plaisir, avant de me dire que c’était regardable par la génération du dessous (qui n’a pas compris grand-chose au message du film ni aux blagues référentielles cachées partout, mais bon…)

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