La tête dans le cul #1 – Les deux mamelles de la relation

Pour une note introductive à la série, allez ici. Et oui, j’aime toujours autant les titres bassement racoleurs

Le fait est qu’une relation intime (incluant, mais pas limitée à l’acte sexuel) ne se résume pas à un concours d’emboitages plus ou moins savants entre deux corps humains portant des noms dont l’exotisme d’opérette n’a d’égal que la difficulté de mise en pratique dans des conditions réelles. Pour que ça colle fonctionne, il faut deux choses majeures, qui se situent au dessus de la ceinture, et même des épaules: une bouche et une oreille 1.

Confiance et communication. Les deux concepts sont tellement imbriqués dans ce domaine qu’il est illusoire de vouloir faire un plan en deux parties. Lorsqu’il est question de se tenir nu(e) sous le regard, les mains et le corps de l’Autre, il est à peu près évident qu’il faut une sacrée dose de confiance, et c’est cette confiance qui est première. Ou l’est-elle? Après tout, avant de faire confiance à quelqu’un au point de se retrouver dans un lit 2, il faut généralement une communication un peu plus poussée que « Bonyour, yé souis lé plombier » / « Montrez-moi donc votre tuyau » 3. Mais bon, si cette confiance vient 4, elle revient généralement au galop assez vite, que ce soit de façon verbale ou non-verbale, pour donner un « mode d’emploi » ou des options.

Voila. La première fois est passée et s’est déroulé bien/bof/mal/improbablement. Peut-être même aussi la deuxième, la troisième et quelques autres, aussi commencez-vous à avoir quelques pistes sur les choses qui vous plaisent, celles qui ne vous plaisent pas, etc. Et en partant du principe que vous n’êtes pas de ceux ou celles qui commentent urbi et orbi leurs performances 5 (et d’ailleurs, même si vous êtes dans ce cas-là, je pense que le conseil s’applique), c’est là que la confiance et la communication sont à nouveau deux vertus essentielles. Confiance, parce qu’il en faut quand même une bonne dose pour accepter que l’Autre nous dise que nous ne sommes pas l’idyllique et tendre amant que nous pouvons imaginer être. Communication, parce que dans ce jeu qui se joue à deux, l’accord entre les deux acteurs se fait rarement du premier coup et « naturellement ». Et même s’il n’est naturellement pas mauvais, il y a certainement toujours une marge de progression…

Le troisième temps du duet, c’est bien évidemment quand la question de l’objectif théorique commence à se poser. Mais si vous en êtes à ce stade, j’ose espérer que vous avez intégré le truc 😉
Sinon, il y a toujours une séance de rattrapage possible par ici

Et comme tout (ou presque) se termine en musique:

Notes:

  1. les deux, c’est encore mieux
  2. ou tout autre endroit de votre convenance
  3. l’auteur tient à s’excuser par avance auprès de son lectorat plombier, mais j’avais du mal avec la réponse à faire au livreur de pizzas
  4. de façon plus ou moins naturelle, et plus ou moins influencée par les hormones ou l’alcoolémie
  5. Il y en a. J’ai une camarade de classe qui aimait à raconter, avec force détails, comment son cher et tendre de l’époque faisait l’hélicobite devant elle alors qu’elle était au téléphone avec sa mère pour l’émoustiller…