Catholicisme et conséquences ep. 1 – Avoir tort avec Rome

Ce devait être un seul billet, mais je me suis rendu compte que ce serait trop long, trop fouillis, et que vous ne l’auriez pas avant un temps certain vu mon rythme aléatoire d’écriture, alors je l’ai découpé en plusieurs parties. Voici donc le premier volet de Catholicisme et conséquences.

Il y a quelques jours a émergé grâce à ma TL 1 un embryon de débat par billets de blogs interposés sur la question de la soumission au Magistère romain 2.

Les deux points de vue en présence se résumaient en gros 3 à :

  • D’un côté une confiance en l’Eglise et donc une acceptation de sa doctrine
  • De l’autre, un attachement à l’Eglise malgré sa doctrine

La pierre d’achoppement de la doctrine du moment concerne bien évidemment les questions de la famille, mais cela fait écho chez moi à d’autres affrontements, par exemple dans le domaine de la liturgie…

Pour ma part, j’ai des problèmes avec les deux attitudes :

Du côté du « malgré », j’ai tendance à appeler à la facilité. Dire que l’Eglise se plante quand elle ne va pas dans le sens de mes aspirations, je trouve que cela fait un peu « religion à la carte » quand même.

Du côté de la confiance, j’ai toujours peur de cette tentation de l’aveuglement qui aboutit assez souvent dans le débat à des arguments d’autorités du type « l’Eglise dit que […] alors c’est bien » 4

Alors où me situé-je ? Quelque part entre les deux, dans une position que je qualifierais d’ « obéissance critique ». Je suis très attaché à cette vision de l’Eglise « mater et magistra », aussi vais-je avoir tendance à prendre ses préceptes de façon positive, tout en en creusant les fondements pour les éprouver 5, et en sachant que l’Eglise n’impose pas grand-chose pour croire à part le Credo et une grosse demi-douzaine de dogmes 6. Le reste, ce sont des lois ou des positions morales qui peuvent être débattues et modifiées… Après tout dans « mater et magistra », il y a la double figure du parent et du professeur, qui sont plus expérimentés que soi (et ce n’est pas déconnant : je pense que l’Eglise a une puissance de réflexion très supérieure à la mienne :D), mais qui ne sont pas exempts non plus d’ignorances 7, d’imprécisions voire d’erreurs.

Dans un prochain épisode: Pourquoi les élucubrations d’un abruti du MidWest m’engagent…

Notes:

  1. oui, il se passe toujours quelque chose sur ma TL Twitter, qui pourrait alimenter quelqu’un de plus prolixe que moi à toute heure du jour ou de la nuit
  2. oui, ça va être un billet catholico-centré. Vous pouvez encore partir si ça ne vous intéresse pas
  3. je fais de très grandes lignes qui correspondent à ce que j’ai retiré des interventions. Je me suis peut-être foutu le doigt dans l’œil jusqu’à peu près là, aussi invité-je les auteurs, si j’ai trahi leur pensée, à se plaindre en commentaire 😉
  4. le TGCM des débats religieux.
  5. soit à peu près l’inverse du traitement médiatique du sujet 😀
  6. Pour tout dire, même les apparitions ne sont pas de Foi. C’est dire si les obligations sont légères
  7. là, c’est le moment où je vous ressors mon exemple classique qui est celui de l’avortement : l’opposition de l’Eglise tient à ce qu’elle est convaincue que la vie humaine commence à la conception (et que l’avortement est donc un meurtre, opposé au « Tu ne tueras pas »). Le jour où l’on détermine l’instant du début de la vie humaine, et s’il s’avère que ce n’est pas à la conception mais à X semaines, je ne vois pas pourquoi sa position n’évoluerait pas.

3 pensées sur “Catholicisme et conséquences ep. 1 – Avoir tort avec Rome”

Les commentaires sont fermés.